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TyposquattingTyposquatting - Une forme de cybersquatting subtile
Typosquatting
Exploitation extrêmement proche de la contrefaçon de marque. Consiste à enregistrer, non pas la marque elle-même mais toutes les variantes possibles pouvant provenir des fautes de frappe ou d'orthographe courrantes des noms des marques (inversion de caractères, redoublement de frappe, homophonie, homographie...). Le typosquatting s'attaque également aux raisons sociales, noms de personnes physiques (dont les célébrités) etc. ... Exemples :
Quels intérêts ? Il existe plusieurs raisons de pratiquer le typosquatting : l'argent et/ou la "mauvaise intention".
Le cas le plus "simple" est de faire , par exemple, un site marchand vendant la même chose que la FNAC et s'appelant fanc.com au lieu de fnac.com mais ce cas est plutôt rare et ne survivrait pas longtemps, le propriétaire de la marque ou de l'enseigne réagirait immédiatement et le litige serait vite réglé et imposé aux autorités d'enregistrement des noms de domaines (les "registrars") - le nom de domaine en typosquatting serait attribué au propriétaire du domaine typosquatté (nombreux cas jugés en ce sens). Encore plus simple : un nom de domaine a été déposé en .fr mais pas en .com ! Il suffit de déposer ce nom en .com et il y a de fortes chances pour que plus de la moitié de son traffic, voire la totalité, soit détourné car le reflexe d'un internaute est de se souvenir de l'enseigne et d'y coller un .com au bout. A grandes échelles, les typosquatters utilisent deux outils :
Le nom de domaine est mis sur une zone de "parking" d'où il redirrige vers des sites exclusivement faits de liens sponsorisés (des portails) choisis dans le domaine d'activité du site typosquatté. Il s'agit donc d'un détournement de clientèle et le visiteur aux doigts ou à l'orthographe malhabiles se voit proposer des liens vers les seuls sites pour lesquels l'auteur du "portail" dispose de liens publicitaires (il sera payé au clic - PPC - Pay Per Click) ou de liens d'affiliation (il sera payé au % de comission sur les ventes réalisées). L'auteur du portail reverse alors une partie de ses gains au propriétaire du nom litigieux (lorsque l'auteur du portail n'est pas le propriétaire du typo or ces gens là enregistrent des typos par dizaines de milliers et cela ne leur coûte rien car :
Par exemple, Keyword Marketing, Inc. en fait son métier et l'annonce fièrement sur la page d'accueil de son site : Le cybersquatter visant à capturer des correspondances (e-mails) ne sera pas sensible au traffic, fort ou faible, de sa victime, mais uniquement au fait qur sa victime est interessante à espionner. Pour assiste.com, par exemple, plusieurs typos sont possibles dont plusieurs existent en cybersquatting (vérifié le 16 juin 2007) :
Ce sont les sites les plus visités (comme Google ou Yahoo!) qui sont la cible privilégiée, avec leurs dizaines de millions de connexions à l'heure ainsi que les marques dont la notoriété est la plus grande. Essayez le Générateur de typo. Que faire pour lutter contre le typosquatting ? Commencer par enregistrer son nom de domaine dans tous les TLD (en .com, .net, .org, .biz, .info et .us au minimum). Ensuite, imaginer les principaux type et les enregistrer également - utiliser le Générateur de typo en cas de manque d'imagination. Si un nom proche du vôtre a été acheté, il y a deux cas de figure : Soit le "régistrant" est de bonne foi et vous pouvez passer un accord amiable avec lui - il vous cède le nom de domaine ou, au pire, dans un accord de réciprocité, il vous fait suivre votre correspondance et vous en faites de même avec la sienne (ce qui implique que la correspondance a été lue) et vous mettez, tous les deux, un avertissement en page d'accueil de vos sites pour signaler le risque d'erreur et un lien envoyant vers "l'autre". Soit le "registrant" est de mauvaise foi. Si seul le nom de domaine est enregistré mais ne pointe vers aucun site et les serveurs MX ne sont pas paramétrés pour capturer la correspondance, vous ne faites rien (ou vous achetez le nom de domaine s'il est "raisonable"). Si le nom de domaine pointe vers un site, vous portez plainte. Des litiges aux procès En d'octobre 2006, l'OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle), par son Centre d'arbitrage et de médiation, et uniquement dans le cadre de son règlement uniforme des litiges relatifs aux noms de domaine (les Principes UDRP) en était à son 25.000 ème litige tranché permettant à des marques de récupérer leurs noms de domaine (ce qui à poussé les cybersquatteurs vers le typosquatting). Dans le cas de rueducommerce.com, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris à jugé, le 10 avril 2006, que "Rue du Commerce" et toutes ses déclinaisons constituaient une marque notoire et que l'usage des noms rueducommerc.com et rueducommrece.com constituaient un usage frauduleux d'une marque notoire. L'exploitant des noms de domaines litigieux a été condamné à 25.000 €, à titre provisionnel, de réparation du préjudice subi par Rue du commerce et au transfert des noms de domaine litigieux à la société Rueducommerce.com. Dans les cas de disneyland.com et de teletubbies.com, les typo sur ces noms de domaine dirigeaient les visiteurs, des enfants généralement, vers des sites pornographiques. Contre-mesures La plupart des grandes marques se prémunissent désormais contre le typosquatting en enregistrant elles-mêmes les typos. Truth in Domain Names Act (TDNA) Au Etats-Unis d'Amérique, une loi règle ce problème : Trente mois pour le spécialiste du typosquatting John Zuccarini, typosquatteur, avait enregistré plus de trois milles noms de domaines en typo et il gagnait jusqu'à un million de dollars par an. Arrêté le 03 septembre 2003, jugé et condamné le 26 février 2004 à 30 mois de prison. |
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