Echelon

Echelon

   
En savoir plus :  Retourner à la page précédente   Imprimer cette page   

FAQ Microsoft Windows
Anti-Echelon

Frenchelon
 
 
Echelon
Les grandes oreilles de la NSA. Réseau de surveillance mondial de tous les types de communications, privées ou économiques, implanté sur toute la planète, aux profit des américains.

Echelon est le nom du réseau US de surveillance de tous les types de communications, implanté sur toute la planète, soutenu et, partiellement, partagé par la Grande Bretagne sur le sol de laquelle est implanté un gigantesque centre d'écoute (les grandes oreilles). La France disposerait d'un petit truc similaire appelé par les Anglo-Saxons, par dérision, Frenchelon. On estime qu'une trentaine de pays (chiffres 2003) disposeraient ou tentent de disposer, de part le monde, de réseaux d'espionnage similaires.

George Bush père aurait déclaré, peu après les attentats du 11 septembre 2001 :
« Nous devons nous préparer à renoncer à nos libertés individuelles. »

William Cohen, secrétaire américain de la Défense, avait dit il y a quelques temps de cela :
« Je suis persuadé que Microsoft comprend le lien crucial qui existe entre notre sécurité nationale et la prospérité de notre pays. » On pense immédiatement à ce que l'on appelle la "NSA TrapDoor" (un espion dans Windows).


Le parlement européen fait semblant de découvrir Echelon en 1999

Echelon existe et il faut s'en protéger
http://www.europarl.europa.eu/highlights/fr/ppe108.html

En 1999, le Parlement européen prend connaissance avec étonnement d'un rapport qu'il avait demandé à un journaliste d'investigation britannique, M. Duncan Campbell. Ce rapport révèle l'existence d'un système mondial d'interception des télécommunications, appelé "Echelon", dont les activités iraient bien au-delà des activités de renseignement classique, touchant notamment à l'espionnage industriel et à l'écoute de communications privées. Ce rapport dévoile que ce réseau implique les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, et que, par ce système, les services de renseignement des Etats-Unis aident les firmes américaines à remporter des contrats face aux concurrents européens.

Le Parlement décide de mettre sur pied une commission temporaire pour vérifier ces allégations et examiner les mesures à prendre. A partir de juillet 2000, les députés auditionnent nombre d'experts des télécommunications et de la protection des données, de membres des services de renseignement, de journalistes, de juristes et de députés nationaux. La commission temporaire dépose ses conclusions en septembre 2001 sous forme d'une résolution adoptée par la plénière. Le Parlement européen conclut que ce réseau existe bel et bien et que sa raison d'être est d'intercepter des communications privées et commerciales.

Les députés appellent tous les Etats membres à développer des logiciels européens de cryptage et à sensibiliser le public et les sociétés commerciales sur la nécessité de se protéger. La Commission européenne est invitée à renforcer son propre système de sécurité et les sociétés commerciales à coopérer plus étroitement avec les services de contre-espionnage. C'est à la suite des recommandations du Parlement que l'Union s'est dotée d'une agence chargée de la sécurité des réseaux d'information.

30 mars 2000
http://www.europarl.europa.eu/bulletins/doc/2000/200003-3_fr.pdf
Procès-verbal constatant "L’existence du système d’intelligence artificielle permettant aux Etats-Unis d’Amérique d’intercepter et de surveiller toutes les communications téléphoniques et électroniques de l’Union européenne (Echelon)"

21 mars 2001
http://www.europarl.europa.eu/delegations/noneurope/id/d_us/minutes/pv010321_fr.pdf
Le Bureau a autorisé la commission temporaire Echelon, le 14 février, à se rendre aux États-Unis et au Canada. La commission Echelon rencontrera les organes de surveillance américains pour les activités de renseignement et présentera son rapport avant juin 2001.








I] Présentation du réseau Echelon
En 1948, pendant la Guerre Froide, les États-Unis et le Royaume-Uni passent un pacte connu sous le nom d'UKUSA qui consistait à recueillir des informations militaires sur l'Union Soviétique. Le Réseau ECHELON est né. Par la suite, trois autres pays ont rejoint l'alliance : Le Canada, L'Australie et la Nouvelle-Zélande. Depuis la fin de la Guerre Froide, le but du système a été réorienté : désormais, ce sont les informations économiques et privées qui intéressent ce gigantesque système d'espionnage.
Le réseau Echelon est géré par les 5 agences de renseignements des pays cités ci-dessus :
  1. La N.S.A : National Security Agency - Etats-Unis
  2. Le G.C.H.Q : Government Communications Headquarters - Royaume-Uni
  3. Le C.S.E : Communications Security Establishment - Canada
  4. Le D.S.D : Defense Signals Directorate - Australie
  5. Le G.C.S.B : Government Communications Security Board - Nouvelle-Zélande

Insigne de la NSA
Site de la NSA
II] Le fonctionnement du réseau Echelon
Le fonctionnement du réseau Echelon repose sur l'interception des signaux émis par les satellites de communication. Étant donné que les satellites INTELSAT étaient les premiers satellites de communication et que, de plus, ils couvraient la planète toute entière, il est logique que la mise en place et l'agrandissement de stations suivent le développement des générations d'INTELSAT.
  1. La première génération
    C'est dès 1965 que le premier satellite INTELSAT (Early Bird) fut mis en orbite géostationnaire. Il avait une capacité de transmission encore faible et ne couvrait que l'hémisphère nord. Avec les générations INTELSAT II et III, mises en service respectivement en 1967 et en 1968, on obtint, pour la première fois, une couverture globale. Les global beams des satellites couvraient les zones atlantique, pacifique et indienne. Il n'y avait pas encore de zones de couverture plus petites. Pour capter la totalité des communications, il fallait donc trois satellites. Comme deux des global beams se chevauchaient au-dessus de l'espace européen, il était possible, dans cette zone, grâce à une station munie de deux antennes satellitaires orientées différemment, de saisir les zones de couverture globales des deux satellites.

    En 1970, Yakima fut créée dans le nord-ouest des États-Unis; en 1972/1973, Morwenstow fut créée dans le sud de l'Angleterre. Yakima disposait alors d'une grande antenne (orientée vers le Pacifique); Morwenstow avait deux grandes antennes (l'une orientée vers l'Atlantique, l'autre vers l'océan Indien). La localisation des deux stations permettait de capter la totalité des communications. En 1974, on construisit encore, à Menwith Hill, la première grande antenne satellitaire.

  2. La deuxième génération globale
    Les satellites INTELSAT de la deuxième génération (IV et IV/A) furent développés dans les années 70 et mis en orbite géostationnaire (1971 et 1975). Les nouveaux satellites, qui assuraient aussi une couverture globale et disposaient de beaucoup plus de canaux radio (4000-6000), avaient aussi, outre les global beam, des "zone beams" dans l'hémisphère nord. Un "zone beam" couvrait l'est des États-Unis, un autre l'ouest des États-Unis, un autre encore l'Europe occidentale et un dernier l'Asie de l'est. Dès lors, deux stations munies de trois antennes satellitaires ne permettaient plus de capter la totalité des communications. La station de Yakima couvrait le "zone beam" de "Ouest États-Unis"; Morwenstow couvrait le "zone beam" "Europe". Pour couvrir les deux autres "zones beams" il fallait disposer d'une station à l'est des États-Unis et d'une autre dans la région est-asiatique.

    À la fin des années 70, Sugar Grove fut construite dans l'est des États-Unis (la station existait déjà pour écouter les communications russes); elle entra en service en 1980. Toujours dans la fin des années 70, une station fut mise en place à Hong-Kong. Dès lors, dans les années 80, les quatre stations - Yakima, Morwenstow, Sugar Grove et Hong-Kong - permettaient l'écoute globale des communications INTELSAT.

    Les satellites INTELSAT ultérieurs, avec zone beams et spot beams en plus des global beam et des hemi beams, nécessitèrent la mise en place de nouvelles stations dans différentes parties du monde. Arrivés à ce point, il est très difficile d'établir un lien entre la création de nouvelles stations et/ou l'installation de nouvelles antennes satellitaires.

    Comme, de plus, on a beaucoup de mal à obtenir des informations concernant les stations, il est impossible de savoir précisément quels satellites, avec quels beams, sont captés par quelle station. Toutefois, on peut déterminer dans quels beams se trouvent des stations connues.

    À l'heure actuelle, les communications globales par satellite sont assurées par des satellites INTELSAT, INMARSAT et INTERSPUTNIK. Comme dans le cas des premières générations de satellites, la répartition en trois zones de couverture (zones indienne, pacifique et atlantique) est maintenue. Dans chacune des zones de couverture, on trouve des stations qui répondent aux critères caractéristiques des stations d'écoute.

  3. Les satellites espions de la NSA
    La NSA possède plusieurs satellites qui servent à espionner les communications. Ces satellites ont pour nom de code Magnum, Mentor, Orion, Trumpet, Mercury, Advanced Vortex.

    Les télécommunications par voie de micro-ondes qui transportent nos communications interurbaines se propagent en lignes droites, de tours relais en tours relais distantes de 30 à 50 km. A la fin des années 60, les américains se sont rendus compte que l'énergie dépassait les tours relais et se perdait dans l'espace. En plaçant un satellite d'écoute au bon endroit dans l'espace, on pouvait intercepter toutes les communications. Vu le succès de ces interceptions, les américains développèrent de nouveaux satellites capables de cibler sur demande nos téléphones, données informatiques, pagers...

    Ces satellites de 100 mètres de diamètre coûtent 1 milliard de dollars par exemplaire. L'Amérique est le seul pays à posséder de tels satellites, et même ses partenaires n'y ont que partiellement accès.


Le réseau de satellites géostationnaires du réseau Echelon
Carte à http://www.fas.org/irp/program/process/echelon-m.jpg


Le réseau de stations d'écoutes au sol du réseau Echelon
Carte à http://www.delireweb.net/img-rubs/stat-nsa.jpg


A quoi sert Echelon ?
Nous pouvons citer le contrat, qui est passé « sous le nez » de la France, en janvier 1994. Il s'agissait d'un contrat de 30 millions de francs avec l'Arabie Saoudite pour la vente d'armes qui s'est retrouvé entre les mains d'une compagnie américaine : McDonnell-Douglas, rival d'Airbus, car celle-ci avait eut connaissance, grâce au système électronique d'écoutes, des conditions financières données par Airbus.

Le Sunday Times du 11 mai 1998 a, quant à lui, relaté que les Français se sont plaints que Thomson, l'entreprise électronique française, avait perdu un contrat de 1,4 millions de dollars destiné à la fourniture d'un système radar au Brésil parce que les Américains avaient intercepté des détails des négociations et les avaient transmis à la compagnie américaine Raytheon qui avait par la suite remporté le contrat.




Parlement EuropéenRapport du 11 juillet 2001 (format pdf - 202 pages A4)
Rapport sur l'existence d'un système d'interception mondial des communications privées et économiques (système d'interception ECHELON)

Commission temporaire du Parlement Européen sur le système d'interception « ECHELON » (juillet 2000)
Page d'accueil

Frenchelon
Frenchelon

Stations d'écoute de la DGSE

Ressources
Mère Teresa, Croix-Rouge : drôles de cibles pour la NSA
Les preuves de l'existence du réseau Echelon
Les parlementaires décidés à évaluer le risque Echelon
Communications sous surveillance: Europol prépare ses recommandations sécuritaires
Espionnage : Microsoft et le NSA
Le programme Echelon : Microsoft au service de la NSA ? Lire toutes les pages de ce site
Microsoft et la NSA Lire toutes les pages de ce site
Le rôle d'espionnage universel d'Echelon



Ps:
15/02/03
- Je découvre, au hasard d'un surf sur le Net, que toute la seconde partie de l'exposé "Le réseau Echelon" (format Word) fait par Pierre Hulin le 23 janvier 2003 à l'école des Mines de Nancy, et mis en ligne le 05/02/03, recopie purement et simplement mes propres articles Carnivore, DCS1000, NSA-Trapdoor etc. ... sans m'avoir consulté. Je me permet donc de reprendre ici la première partie de son exposé sans le consulter. Egalement disponible ici en format html.

02/04/03 - Je découvre, au hasard d'une balade sur le Net, que la première partie de l'exposé de Pierre Hulin est, en fait, une copie du site http://reseau.echelon.free.fr donc rendons à César... Quant-aux images et cartes dont je donnais les sources, sans savoir à ce jour qui en est réellement l'auteur original et originel (ces cartes sont présentes sur de nombreux sites et aucun ne précise la moindre origine), elles sont également sur ce site. Mais je l'ai déjà dit : copiez-vous les uns les autres - le Web n'a pas d'odeur.






Historique des révisions de ce document :

Historique
 
   
Rédigé en écoutant :
Music